4/10Adam Cohen - Like a man

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 17/03/2012
Notre verdict : 4/10 - Papa, je n'arrive même pas à voir tes chevilles (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 1 réaction

Être un fils de, c'est vraiment casse-gueule. Mais quand on est le fils de Leonard Cohen et qu'on veut faire chanteur, on peut d'ores et déjà faire ses prières. Surtout quand ce Like a man donne une grande envie de mettre des claques à l'auteur.

Ataraxie


Adam le noir
À vrai dire, au moment de mettre ce disque dans le lecteur, nous avions égaré la biographique qui accompagne tout CD promotionnel si bien que cet Adam Cohen n'apparaissait pas encore comme le fils de son père. C'est donc sans a priori aucun que nous avons posé une oreille sur Like a man qui débute d'une fort belle façon avec la belle voix, légèrement grave de Cohen qui accompagne posément une guitare sèche. Cette douce pop-folk fait plutôt du bien à nos oreilles constamment agressées : on aurait presque envie de s'éloigner loin de toute civilisation pour profiter de cette bien belle chanson. Les titres s'enchaînent nous tenant par la main pour nous conduire à une ataraxie certaine, bordée par quelques violons détendus (Like a man), un piano apaisé (Sweet Dominique), un orgue reposé (Girls these days) et des chœurs féminins enchantés (What other guy). Laissons-nous aller sur les ailes duveteuses d'Adam Cohen.

Au secours !


Adam le blanc
Seulement voilà, au bout d'un moment, ce n'est plus possible : Icare a volé trop près du soleil et ses ailes se sont détachées. Le léger goût sucré se transforme en guimauve et l’écœurement survient presque sans crier gare. Adam Cohen semble se muer en lover à deux balles qui ne parvient qu'à gémir en grattant sa guitare, gémir bien sûr devant son amour dans un élan de romantisme détestable. Overrated possède ainsi des paroles d'une débilité affligeante : « as complicated and overrated as love can be today, I love you baby anyway ». Non mais au secours quoi ! Et ce n'est pas Beautiful qui relèvera le niveau avec ses « I love you » qui s'entassent comme les déchets hebdomadaires dans nos poubelles. Et le pire c'est qu'une fois qu'on a terminé le CD et qu'on le remet au début pour le réécouter, on ne peut plus de se dépêtrer de cette répulsion, que ce soit sur la musique ou les paroles: qui peut sérieusement tomber autant dans le cliché en parlant d'une boîte d'allumettes et d'un nom et numéro écrits dessus ? (Matchbox).

Adam Cohen a beau orner sa pochette de disque d'un chapeau comme son cher papa, il est sûrement à des années-lumière de lui. En tout cas sur cet album qui pourtant charme au début avant de vite écœurer. En réalité, il faut sans doute le grignoter petit à petit quitte à le laisser reposer entre temps.

 

Adam Cohen – Like a man

01. Out of bed
02. Matchbox
03. Like a man
04. Sweet Dominique
05. What other guy
06. Girls these days
07. Lie alone
08. Overrated
09. Beautiful
10. Stranger

Une chanson seule, ça passe très bien. La preuve.

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